L'architecture et son site.
du 07/07/2001 au 21/10/2001
Centre d’art contemporain de Vassivière

Ile de Vassivière, 87120 Vassivière
Tél 05 69 27 27

Lilian Bourgeat et Luc Adami : deuxième proposition.
du 09/07/2001 au 22/10/2001
Abbaye Saint-André
Centre d’art cotnemporain
BP 26, 19250 Meymac
tél 05 55 95 23 30

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L'architecture et son site /

Lilian Bourgeat et Luc Adami :
deuxième proposition

 

 

Centre d'art de Vassivière
Andy Goldsworthy (détail)

 

Un Centre d’art est à la figure de son directeur et de l’équipe. Vassivière, créé en 1988 par Dominique Marchès garde l’empreinte bienveillante de celui qui sut persuader la région et le ministère de la Culture de bâtir dans cette île hors du temps un temple de l’art contemporain dont l’architecture fut confiée à Aldo Rossi et Xavier Fabre. Doté d’un Parc de sculptures où, en résidence, les ténors du land art (Ady Goldsworthy) et du minimalisme (Michelangelo Pistoletto) ont laissé une œuvre, Vassivière s’est désolé depuis quelques mois du départ de Dominique Marchès qui dirige maintenant le Château de Chamarande en Essonne. Lieu retiré où on a le temps de lire les formes, une lecture filtrée par l’eau miroitante du lac, et de suivre les interactions entre l’œuvre et la nature loin des concepts remuants de l’art émergent, Vassivière accueille des artistes en résidence et organise toutes sortes d’actions de médiation culturelle. L’arrivée imminente de Guy Tortosa un des meilleurs spécialistes de la question du paysage dans l’art devrait lui donner une nouvelle jeunesse. En projet une nouvelle aile du bâtiment qui, malgré sa nef imposante et sa drôle de tour post-moderne qui évoque un phare breton, requiert un agrandissement.

La simplicité et sobriété de Meymac s'accorde avec l’abbaye bénédictine où le centre d’art s’est implanté. Caroline Bissière l'a créé et le dirige depuis 1979. Cadre millénaire où Lilian Bourgeat et Luc Adami ont installé le L AB, une unité de production autonome qui produit ses propres images ou presque.

Chaque année une invitation est lancée à un artiste pour développer sur plusieurs expositions un processus d'oeuvre. Lilian Bourgeat et Luc Adami succèdent ainsi à Stéphane Magnien (1999) et Delphine Coindet (2000). Leur projet s'appelle ont le L AB. La première présentation consistait en une unité de production autonome qui produit ses propres images. Sorte de machineries célibataires produisant dans l'obscurité des images (ou des mirages) de la projection de fumigène à l'image 3D, sorte de "ride", genre de production au parcours labyrinthique qu'affectionnent les parcs à thèmes. Le public en fait ne pouvait guère approcher les pièces confiné qu'il était dans une cage faisant sas à l'entrée de la salle. Prisonnier des oeuvres il ne pouvait que réfléchir sur le statut des images expérimentant le phénomène à double sens de la projection. Depuis juillet les deux artistes ont vidé la pièce ouvert les fenêtre et installé le Diamant, l'objet est posé sur un plateau tournant et filme, enregistre les déplacements du public. Un film devrait ainsi être réalisé avec les visiteurs du lieu.

Anne-Marie Morice