<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Le Blog de Synesthésie</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php</link><description>L art actuel en réseau</description><language>fr-ca</language><item><title>Playtime</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1549</link><pubDate>Mon, 04 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>Rurat est un centre d&#39;art contemporain situ&#233; dans un lyc&#233;e agricole &#224; Rouill&#233; dans la Vienne. Il d&#233;pend du minist&#232;re de l&#39;Agriculture et s&#39;implique particuli&#232;rement dans des actions de d&#233;veloppement culturel en milieu rural. 
Comme en t&#233;moigne la derni&#232;re exposition intitul&#233;e &#171; Playtime &#187;, cette implantation rurale est loin d&#39;aller &#224; l&#39;encontre d&#39;une programmation pointue, de qualit&#233;. 
Consacr&#233;e au th&#232;me &#171; art contemporain et jeux vid&#233;o &#187;, &#171; Playtime &#187; pr&#233;sente en effet des œuvres de Martin Le Chevallier, du collectif allemand Fur et de Kolkhoz, artistes aux pr&#233;occupations tr&#232;s actuelles, faisant intervenir multim&#233;dia  et nouvelles technologies. 

Martin Le Chevallier propose quatre œuvres num&#233;riques &#224; exp&#233;rimenter sur des ordinateurs dispos&#233;s le long d&#39;un mur. 
&#171; Flirt 1. O &#187; est compos&#233;e de plus de 500 extraits de films Hollywoodiens des ann&#233;es 50, combin&#233;s al&#233;atoirement. 
Le jeu d&#233;bute avec un extrait de &#171; Sueurs Froides &#187;. Un homme frappe &#224; une porte. Deux choix s&#39;offrent au joueur : 
&#171; frapper &#187; ou &#171; ne pas frapper &#187;. Je d&#233;cide de frapper. La s&#233;quence suivante est tir&#233;e d&#39;un autre film et une femme me demande de m&#39;en aller. Une fois encore, j&#39;ai le choix : &#171; insister &#187; ou &#171; partir &#187;. Et ainsi de suite, jusqu&#39;au &#171; game over &#187;.
Ce jeu absorbe le spectateur d&#233;sormais joueur dans un encha&#238;nement d&#39;extraits de films dont il lui semble pouvoir d&#233;terminer la chute. Mais cette possibilit&#233; de contr&#244;le s&#39;av&#232;re limit&#233;e car l&#39;action choisie aboutie irr&#233;vocablement &#224; la d&#233;faite. 

&#171; Doro Bibloc &#187; nous invite ensuite &#224; d&#233;crocher le combin&#233; d&#39;un t&#233;l&#233;phone. Un serveur vocal au ton psychanalytique et &#224; &#171; l&#39;accent marketing &#187; nous interroge sur notre comportement de consommateur. Il me propose par exemple d&#39;acheter un objet quelconque. Suite &#224; mon refus,  je me vois propos...</description></item><item><title>Animanga !</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1548</link><pubDate>Mon, 04 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>&#60;object data=&#34;http://www.orevo.com/blog/wp-content/plugins/embedded-video/flash_flv_player/flvplayer.swf&#34; type=&#34;application/x-shockwave-flash&#34; height=&#34;373&#34; width=&#34;450&#34;&#62;&#60;param value=&#34;#FFFFFF&#34; name=&#34;bgcolor&#34;&#62;&#60;param value=&#34;file=http://www.orevo.com/blog/wp-content/media/video/victoriaslect.flv&#38;amp;showdigits=true&#38;amp;autostart=false&#38;amp;overstretch=true&#38;amp;showfsbutton=false&#34; name=&#34;flashvars&#34;&#62;&#60;param name=&#34;wmode&#34; value=&#34;transparent&#34; /&#62;&#60;/object&#62;

Interview de Victoria LU (Directrice du Shanghai Museum of Contemporary Art) commissaire de l&#39;exposition &#60;i&#62;Animanga !&#60;/i&#62; pr&#233;sent&#233;e successivement en France aux festivals EXIT 2007 Mac Cr&#233;teil, et VIA au Man&#232;ge de Maubeuge.


Festival Exit : du 08 au 17 mars 2007 &#224; Cr&#233;teil
&#60;a href=&#34;http://www.maccreteil.com/&#34; target=&#34;_blank&#34;&#62;Le site du festival Exit&#60;/a&#62;
Festival VIA , du 22 mars au 1er avril 2007 &#224; Maubeuge
&#60;a href=&#34;http://www.lemanege.com/via2007/index.html&#34; target=&#34;_blank&#34;&#62;Voir site du Man&#232;ge&#60;/a&#62;...</description></item><item><title>R&#233;gine Cirotteau : Myst&#232;res et Confiseries</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1547</link><pubDate>Mon, 04 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>R&#233;gine Cirotteau investit la M&#233;diath&#232;que d&#39;Issy-les-Moulineaux avec ses fictions acides et humoristiques. La s&#233;rie des &#34;R&#233;gine et...&#34; s&#39;enrichit de 4 nouvelles propositions. On peut voir sur le CAV de Synesth&#233;sie 
&#60;a href=&#34;http://www.cav.synesthesie.com/4263/les_confiseries_succurulentes.html?m_op=3570-3702-4263&#38;m_is=1&#34; target=&#34;_blank&#34;&#62;&#34;Les confiseries succurulentes&#34; &#60;/a&#62; r&#233;alis&#233;es par l&#39;artiste dans le cadre de la Biennale Art Grandeur Nature 2004....</description></item><item><title>Charles Dreyfus : du pr&#233;sent &#224; l&#39;imm&#233;diatet&#233;</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1545</link><pubDate>Sun, 03 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>A ne pas manquer. Charles Dreyfus artiste discret &#224; l&#39;humour ravageur, po&#232;te visuel, nous donne &#224; r&#233;fl&#233;chir notre temps. 
La m&#233;taphore et la dualit&#233; du sens, sont les cl&#233;s qui permettent d&#39;interpr&#233;ter les objets de l&#39;artiste. Les jeux de mots sont forg&#233;s sur la dualit&#233;.  &#34;Dualit&#233; (deux r&#233;alit&#233;s contraire de l&#39;unicit&#233;) qui cr&#233;e les &#233;changes et les relations r&#233;ciproques, et qui nous transporte de la sym&#233;trie explicite &#224; la sym&#233;trie implicite.&#34;

Galerie Lara Vinci, 47 rue de Seine, 75006 Paris, du 6 avril au 12 mai 2007, vernissage le 5 avril....</description></item><item><title>Bienvenue au Seven Days Hotel</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1544</link><pubDate>Sun, 03 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>Fabien Verschaere d&#233;tient un savoir-faire &#233;tonnant qui lui permet d&#39;aborder tous supports et genres artistiques. Il passe avec virtuosit&#233; du dessin &#224; l&#39;objet, &#224; la vid&#233;o, &#224; l&#39;installation tout en gardant un univers qui lui est propre hallucin&#233;, fantastique, sardonique. Mais Seven Days Hotel qui occupe  un  &#233;tage du Mus&#233;e d&#39;art contemporain de Lyon est encore plus : c&#39;est une fiction en &#34;live&#34;, &#224; laquelle  on participe, un sorte d&#39;art total dans un espace sc&#233;nique. 
L&#39;ombre du grand McCarthy plane sur cette r&#233;alisation qui nous plonge dans des installations aussi ludiques que cruelles. Mais alors que McCarthy d&#233;nonce et ridiculise les multiples laideurs de l&#39;esp&#232;ce humaine, Fabien Verschaere ne reste pas ext&#233;rieur. Il est au coeur de son oeuvre, il en est d&#39;ailleurs le principal sujet. La saga personnelle qu&#39;il nous pr&#233;sente, ronde endiabl&#233;e &#224; la David Teniers, est tout aussi s&#233;duisante que macabre, color&#233;e qu&#39;inqui&#233;tante.
La musique psych&#233;d&#233;lique qui accompagne le parcours est compos&#233;e par Liquid Architecture (Audrey Mascina et J&#233;rome Sans).

Mus&#233;e d&#39;art contemporain de Lyon
Cit&#233; Internationale
t&#233;l : 00 33 (0)4 72 69 17 00
Du 16 f&#233;vrier au 29 avril 2007

Voir aussi &#34;Apocalypse Please&#34;,  l&#39;exposition personnelle de Fabien Verschaere &#224; la Galerie Michel Rein, 42 rue de Turenne, Paris, jusqu&#39;au 12 mai. 
&#60;a href=&#34;http://www.michelrein.com&#34; target=&#34;_blank&#34;&#62;Voir les informations sur le site de la galerie&#60;/a&#62;...</description></item><item><title>Tables amplifi&#233;es (bestiaire) de Francisco Ruiz de Infante et Christian S&#233;bille</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1489</link><pubDate>Sat, 02 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate><description>Le Frac Champagne-Ardennes pr&#233;sente une exposition de Francisco Ruiz de Infante et Christian S&#233;bille. Celle-ci r&#233;pond au nom quelque peu &#233;nigmatique de &#171; Tables amplifi&#233;es (bestiaire) &#187;…

Je d&#233;couvre plusieurs installations plus ou moins construites sur le m&#234;me mod&#232;le : des tables en pin semblables &#224; des &#233;tablis, des &#233;crans de t&#233;l&#233;visions et des projections en noir et blanc sur grand &#233;cran, des dessins et sch&#233;mas reliant des mots les uns aux autres.

Les fils et les c&#226;bles du mat&#233;riel informatique et audiovisuel sont ostensiblement organis&#233;s dans tout l&#39;espace. Scotch&#233;s aux murs et au sol, pendant du plafond, ils invitent le regard &#224; passer d&#39;une installation &#224; l&#39;autre. 

Cette exposition constitu&#233;e de vid&#233;os, d&#39;installations et de composition sonores r&#233;alis&#233;es par Christian Sebille tourne autour de la notion d&#39;id&#233;e, de son &#233;mergence, ses ramifications et ses multiples r&#233;seaux.

Francisco Ruiz nous explique en effet qu&#39;il aborde le concept de table en tant que support des id&#233;es, comme une main sur laquelle on vient parfois griffonner &#224; la h&#226;te.

Sur des &#233;crans se tordent une scolopendre et ce qui para&#238;t &#234;tre une anguille coup&#233;e en deux. Leurs contorsions entrent en r&#233;sonance avec les c&#226;bles et autres fils &#233;lectriques r&#233;partis dans cet espace o&#249; le bois pr&#233;domine.

Absorb&#233;s dans l&#39;observation d&#39;un aquarium dont les particules en suspens sont retransmises sur grand &#233;cran, nous d&#233;couvrons notre propre image, devenue partie prenante d&#39;un processus aux temporalit&#233;s, sonorit&#233;s et repr&#233;sentations multiples.

Cette exposition complexe et organique semble nous faire p&#233;n&#233;trer &#224; l&#39;int&#233;rieur d&#39;un cerveau humain et nous absorber au cœur d&#39;une pens&#233;e qui se pense elle-m&#234;me ; au sein d&#39;un processus d&#39;&#233;laboration de connexions et de ramifications, par essence r&#233;flexif et...</description></item><item><title>Les arts plastiques dans le contexte de l&#39;internet, 1996</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1486</link><pubDate>Fri, 02 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>Int&#233;gralit&#233; du DEA &#233;crit en 1996 (d&#233;partement Hyperm&#233;dia de Paris 8, sous la direction de Jean-Pierre Balpe)
&#60;a href=&#34;http://www.synesthesie.com/images_/PDF/deaAMM.pdf&#34; tyarget=&#34;blank&#34;&#62;T&#233;l&#233;charger au format PDF.&#60;/a&#62;...</description></item><item><title>Les &#60;i&#62;combines alchimiques&#60;/i&#62; de Robert Rauschenberg</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1485</link><pubDate>Fri, 02 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>Entre une bouteille de Coca-cola vide et le hurlement d&#39;un loup, debout pr&#232;s d&#39;une chien bless&#233;, quel rapport ? Coll&#233;e au centre de la composition de Robert Rauschenberg &#60;i&#62;Curfew &#60;/i&#62;(1958), une gravure endommag&#233;e repr&#233;sente ces deux animaux : l&#39;image m&#234;me de la dualit&#233;, faite combat de chien et loup. Mais ce chien terrass&#233; m&#233;rite son sort, puisque chien de chasse, et le loup qui le domine semble &#233;prouver un douloureux repentir (1). Ce croisement de sens &#233;claire l&#39;espace entier de &#60;i&#62;Curfew&#60;/i&#62;, cette magistrale &#171; combine &#187; — c&#39;est le terme donn&#233; par Rauschenberg &#224; ses œuvres de cette &#233;poque — o&#249; la r&#233;partition des masses color&#233;es pr&#233;sente un &#233;quilibre saisissant, dont le sens m&#234;me serait questionn&#233;, au cœur de la composition, par la gravure o&#249; se confrontent le loup et le chien. Ce terme de &#171; combine &#187; est encore justifi&#233; par la pr&#233;sence, dans la partie sup&#233;rieure, sur la gauche de la composition, de quatre vraies bouteilles de Coca-cola log&#233;es dans un cadre : autre image du Double, multipli&#233; par lui-m&#234;me, et donc vision plastique du M&#234;me.
La tension des deux motifs : la gravure et les bouteilles, exprime celle de l&#39;art et du r&#233;el, culture et nature. Mais le sujet de la gravure est des plus conventionnel, et le Coca-cola s&#39;est acquis un droit de nature dans l&#39;alimentation quotidienne. Le sens du titre du tableau : “couvre-feu” superpose l&#39;id&#233;e de la protection et celle danger. Quel danger ?

La gravure permet de voir dans les quatre bouteilles identiques une m&#233;taphore de la compulsion mim&#233;tique qui engendre une rivalit&#233; sociale, et donc une violence dont l&#39;image des deux animaux est l&#39;ic&#244;ne. Une seule bouteille, victime d&#233;sign&#233;e ou futur “cadavre”, a gard&#233; sa capsule. Cette touche d&#39;humour concerne les vertus sacrificielles de la consommation : celle des aliments c...</description></item><item><title>Le Spectre &#224; l&#39;oeuvre</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1482</link><pubDate>Wed, 30 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>L&#39;exposition &#60;i&#62;Solarium et autres pi&#232;ces&#60;/i&#62; au Cr&#233;dac jusqu&#39;au 29 octobre, pr&#233;sente les œuvres de V&#233;ronique Joumard, des dispositifs  optiques et  d&#233;routants,  jamais tourn&#233;s sur eux-m&#234;mes qui constituent des sortes d&#39;observatoires, et modifient notre perception de l&#39;espace. La lumi&#232;re, associ&#233;e couramment &#224; la clart&#233;, &#224; l&#39;&#233;vidence, est per&#231;ue dans le travail  de V&#233;ronique Joumard comme source d&#39;&#233;nigme, oscillant entre ph&#233;nom&#232;nes physiques visibles et invisibles. 
&#60;i&#62;Surface r&#233;fl&#233;chissante&#60;/i&#62;  est recouvert  d&#39;un tissu adh&#233;sif r&#233;tror&#233;fl&#233;chissant qui r&#233;agit aux variations d&#39;intensit&#233; de la lumi&#232;re diffus&#233;e par un spot halog&#232;ne (&#60;i&#62;Echo&#60;/i&#62;, 2001).  Il semble rappeler que la condition d&#39;apparition du monochrome repr&#233;sente toujours plus que lui-m&#234;me, car il allie la cause physique de r&#233;flexion de la lumi&#232;re &#224; une perception subjective de sa couleur. Projection, r&#233;fraction, l&#39;action de la lumi&#232;re &#224; travers les trois lentilles de Fresnel (&#60;i&#62;Lentille&#60;/i&#62;, 2005) suspendues au plafond, proc&#232;de &#224; la d&#233;construction de l&#39;espace, dans ses moindres recoins. 
Ces miroirs paraboliques restituent l&#39;espace en m&#234;me temps qu&#39;ils donnent &#224; voir l&#39;envers des choses, montrant ce que nous ne voyons pas : nous, regardants. Pendant que nous scrutons l&#39;espace, l&#39;autre face de la lentille renvoie notre reflet transform&#233; par un effet de loupe. 
Perturber ainsi notre reflet revient &#224; mettre en question notre regard. L&#39;œuvre nous d&#233;tourne d&#39;un centre d&#39;attention unique, qui aurait pu &#234;tre l&#39;œuvre elle-m&#234;me, pour &#233;largir notre champ de vision &#224; la p&#233;riph&#233;rie. L&#39;effet recherch&#233; est le m&#234;me dans &#60;i&#62;Miroirs&#60;/i&#62;. On s&#39;attend &#224; y trouver notre reflet, mais il appara&#238;t comme dans un miroir de salle de bain embu&#233;, impr&#233;cis et flou. En revanche, en regardant de biais, on distingue parfaitement tout ce...</description></item><item><title>Quand C&#233;leste veut voir de la musique, il ouvre sa fen&#234;tre…</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1479</link><pubDate>Wed, 07 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>Les sons environnants sont la mati&#232;re premi&#232;re des  installations de l&#39;artiste qui donne forme aux processus de composition musicale. Pour une entr&#233;e en mati&#232;re, il faut voir ou revoir la s&#233;rie de trois piscines gonflables, (&#60;i&#62;sans titre s&#233;rie IV (1,2,3)&#60;/i&#62; r&#233;alis&#233;es en 1999), expos&#233;e au Cryptoportique, le march&#233; souterrain gallo-romain de Reims. Dans ces piscines flottent toutes sortes de bols, saladiers en verre et porcelaine qui se rencontrent et s&#39;entrechoquent au fil des mouvements de l&#39;eau. L&#39;&#233;coute de ces objets qui tintinnabulent doucement offre un temps propice &#224; la contemplation d&#39;un paysage orchestr&#233;.


&#60;b&#62;Le second &#233;tat des images : &#234;tre entendu.&#60;/b&#62;

Les plus r&#233;centes installations de C&#233;leste Boursier-Mougenot  sont des &#171; dream machines &#187; qui engagent le visiteur dans une boucle complexe entre musique concr&#232;te et images hypnotiques.
Pour &#60;i&#62;schizoframes&#60;/i&#62;, l&#39;artiste exploite les effets du larsen, ou feed back, de l&#39;image vid&#233;o. Une cam&#233;ra filme l&#39;&#233;cran qui diffuse les images qu&#39;elle filme. Cette mise en boucle paradoxale produit des motifs g&#233;om&#233;triques al&#233;atoires qui varient &#224; l&#39;infini &#224; partir du signal &#233;lectrique. Ce signal est ensuite trait&#233; comme un signal audio pour produire des fr&#233;quences sonores infra graves, diffus&#233;es &#224; l&#39;int&#233;rieur d&#39;un sofa. Cette œuvre suppose de prendre le temps de s&#39;allonger et de sentir le son faire &#233;cho &#224; la projection des motifs. 
A moins d&#39;&#234;tre expert, nous sommes tr&#232;s vite d&#233;pass&#233;s par la complexit&#233; des dispositifs techniques de ces installations. Mais ces jeux d&#39;interconnexion entre les images et le son nous transportent vers des univers po&#233;tiques.
Dans &#60;i&#62;scanner&#60;/i&#62;, (photo) la partition prend forme gr&#226;ce &#224; la trajectoire d&#39;un ballon d&#39;h&#233;lium, &#224; l&#39;extr&#233;mit&#233; duquel est fix&#233; un micro. Le p&#233;rim&#232;tre de vol est d&#233;...</description></item><item><title>Les murs ont des hormones</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1478</link><pubDate>Tue, 06 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>L&#39;art de Berdaguer et P&#233;jus explore les possibilit&#233;s et les limites d&#39;interaction entre l&#39;environnement architectural et les comportements humains. De ce fait, leurs œuvres font r&#233;f&#233;rence aux utopies architecturales modernistes ou Pop des ann&#233;es 50 &#224; 70, et ont fait l&#39;objet de collaborations multiples avec des cabinets d&#39;architectes ou des personnalit&#233;s scientifiques. L&#39;exposition (&#60;i&#62;Que diriez-vous d&#39;un suppl&#233;ment de vie&#60;/i&#62;) au Lieu Unique &#224; Nantes, r&#233;unie des œuvres et modules architecturaux &#224; exp&#233;rimenter.

D&#232;s l&#39;entr&#233;e, le ton est donn&#233; par l&#39;œuvre &#60;i&#62;7e continent&#60;/i&#62;, un dispositif lumineux qui reproduit  le spectre de la lumi&#232;re du jour. Sa propri&#233;t&#233; est de provoquer l&#39;arr&#234;t presque total de la m&#233;latonine, le somnif&#232;re naturel que nous s&#233;cr&#233;tons. Dans (&#60;i&#62;Que diriez-vous d&#39;un suppl&#233;ment de vie&#60;/i&#62;), nous sommes frapp&#233;s par la ma&#238;trise de l&#39;espace d&#39;exposition par les artistes. Ils y ont reconstitu&#233; un environnement domestique alt&#233;r&#233; par l&#39;absence de couleur. Un monde aseptis&#233; dans lequel le noir et blanc n&#39;est nuanc&#233; que par l&#39;utilisation de mat&#233;riaux transparents. Ainsi, l&#39;œuvre &#60;i&#62;Mi(e)s Conception&#60;/i&#62;,  r&#233;alis&#233;e &#224; partir de rang&#233;es de bandelettes en PVC suspendues au plafond, forme un habitat par soustraction : il faut &#233;liminer de la mati&#232;re pour obtenir un espace de vie. Cette œuvre fait r&#233;f&#233;rence &#224; la Farnsworth House de Mies van der Rohe, premi&#232;re construction transparente de l&#39;histoire. Celle-ci s&#39;av&#233;rait difficilement vivable et posait les limites que constitue le brouillage entre espaces priv&#233; et public. On retrouve la transparence dans les surfaces vierges et protectrices des &#60;i&#62;Bulles de confiance &#60;/i&#62;dans lesquelles est diffus&#233;e l&#39;hormone qui exacerbe le degr&#233; de confiance chez l&#39;humain. Comme une seconde peau, l&#39;architecture fait ici &#233;cran &#224; la so...</description></item><item><title>Vibr&#246; - Revue des arts sonores</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1477</link><pubDate>Fri, 02 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>&#60;b&#62;Pourquoi avez-vous choisi l&#39;objet CD comme support d&#39;&#38;eacute;coute ?&#60;/b&#62;

      &#60;p&#62; Le cd et les cartes qui l&#39;accompagnent constituent un objet hybride de collection &#38;agrave; la crois&#38;eacute;e du magazine, du catalogue et de l&#39;exposition elle-m&#38;ecirc;me ramen&#38;eacute;e &#38;agrave; un objet, au multiple. L&#39;&#38;eacute;diteur devient ainsi commissaire ou s&#38;eacute;lectionneur - un terme qu&#39;affectionne David Toop. La vocation &#38;agrave; la fois ludique et didactique se retrouve dans le design et l&#39;information, volontairement r&#38;eacute;duits &#38;agrave; l&#39;essentiel pour rester accessible. La terminologie d&#39;art sonore reste sujette &#38;agrave; questions. De notre point de vue, c&#39;est un moyen de rassembler sur un support unique des &#38;eacute;coles qui divergent tant par leur filiation que leurs pratiques. Il s&#39;agissait ainsi de cr&#38;eacute;er une plateforme f&#38;eacute;d&#38;eacute;ratrice. Nous parlons plus volontiers de digibox car l&#39;id&#38;eacute;e premi&#38;egrave;re est celle de la revue sonore. Il fallait pouvoir parler de son en l&#39;illustrant par des exemples. Si dans un magazine sur les arts visuels, les reproductions d&#39;oeuvres &#38;eacute;clairent le propos, il est souvent frustrant de lire des descriptions de travaux faisant appel &#38;agrave; l&#39;ou&#38;iuml;e sans une appr&#38;eacute;hension directe de leur nature. Nous avons ensuite r&#38;eacute;fl&#38;eacute;chi sur le format, fallait-t-il coller le CD sur un magazine papier classique? Nous avons d&#38;eacute;cid&#38;eacute;, l&#38;agrave; encore, de recentrer la forme sur le son, pour bien signifier que c&#39;&#38;eacute;tait l&#38;agrave; l&#39;essentiel. On peut, bien entendu, l&#39;appr&#38;eacute;hender comme une simple compilation, sans tomber dans un d&#38;eacute;cryptage s&#38;eacute;miologique, c&#39;est une option d&#39;approche tout &#38;agrave; fait l&#38;eacute;gitime. De plus, dans l&#39;optique f&#38;eacute;d&#38;eacute;ratri...</description></item><item><title>Edouard Boyer : &#60;i&#62;z&#233;ro G_l’information hors gravit&#233;&#60;/i&#62;</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1476</link><pubDate>Fri, 02 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate><description>Cette exposition installe un processus qui ayant d&#233;marr&#233; le 6 f&#233;vrier va se poursuivre pendant plusieurs mois. Il s&#39;agira pour l&#39;artiste de traiter des phrases et expressions recueillies ce fameux jour dans le plus grand nombre possible de publications en les agen&#231;ant avec les dessins qu&#39;il a r&#233;alis&#233;s &#171; &#224; la mani&#232;re &#187; de Willem. La poursuite du processus sera &#224; suivre sur le site de z&#233;ro G : &#60;a href=&#34;http://zero_g.uing.net&#34; target=&#34;_blank&#34;&#62;http://zero_g.uing.net&#60;/a&#62;.

Edouard Boyer avait d&#233;j&#224; produit de tels dessins pour le &#171; protocole &#187; SNOWI (Snowi is not Willem) dont on a pu d&#233;couvrir les multiples applications lors d&#39;une s&#233;rie d&#39;expositions au CNEAI, au CAPC, &#224; l&#39;Espace Ricard en 2005. Il continue dans cette verve cognitive avec une capacit&#233; mim&#233;tique confondante, sa fusion avec Willem r&#233;v&#233;lant autant son talent de dessinateur que r&#233;habilitant un art de la copie et de l&#39;ornement mis au rebut de la modernit&#233;. 

Edouard Boyer a une conception syst&#233;mique de l&#39;art. Pour lui la base de donn&#233;es est un mat&#233;riau num&#233;rique &#224; activer, une machine &#224; produire qui doit &#234;tre con&#231;ue en fonction des objets &#224; produire. Mais le &#171; protocole &#187; mis en place le 6 f&#233;vrier &#224; la Box de Bourges va plus loin que la simple utilisation d&#39;un syst&#232;me de repr&#233;sentation. L&#39;artiste se situe bien au-del&#224; des classifications classiques de l&#39;art par medium, media, support, formes. En choisissant le fil conducteur de l&#39;information, mati&#232;re de base du num&#233;rique, c&#39;est le syst&#232;me lui-m&#234;me qui est mis en miroir, qui dialogue avec lui-m&#234;me autant qu&#39;avec les autres dans une sorte de construction parall&#232;le (l&#39;information inform&#233;e par un syst&#232;me informationnelle coupl&#233; au pinceau tremp&#233; dans l&#39;encre de chine). Le recouvrement papier peint effectu&#233; par Boyer sur les murs de la Box exprime parfaitement...</description></item><item><title>&#233;pidermique</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1475</link><pubDate>Wed, 01 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate><description>Bill Viola, T&#224;pies, Val&#233;rie Belin, Louise Bourgeois, Matta, Man ray... Les pi&#232;ces d&#39;une trentaine d&#39;artistes contemporains diss&#233;min&#233;es dans tout l&#39;espace du mus&#233;e, y c&#244;toient des Hieronymus Bosch ou plus proche du sujet, la r&#233;alit&#233; sculpturale des corps d&#39;un Pierre-Paul Rubens ou de Jean-Baptiste Carpeaux. 
A quelques pas de l&#224;, dans l&#39;antre du Ph&#233;nix et l&#39;espace temps d&#39;un festival (du 22 au 25 novembre dernier) d&#39;autres artistes ont expos&#233; leurs variations sur l&#39;&#233;piderme : vue en coupe apr&#232;s lifting.


&#60;b&#62;L&#39;interstice&#60;/b&#62;

Dans les sous-sols du Ph&#233;nix, o&#249; sont expos&#233;s les mondes virtuels, un lit de six m&#232;tres sur  quatre  convoque le  sensuel. Allong&#233;e sur le matelas, j&#39;enfile les &#233;couteurs et regarde d&#233;filer la vid&#233;o qui me sert de toit. Un paysage de corps film&#233; en tr&#232;s gros plan passe lentement au-dessus de ma t&#234;te comme un scan : sensation &#233;trange et d&#233;licieuse  de ma propre intimit&#233;, je per&#231;ois celle des autres couch&#233;s &#224; c&#244;t&#233; de moi, sans pouvoir en discerner les contours. En rupture avec la fr&#233;n&#233;sie d&#39;un festival, Au lieu des autres, la pi&#232;ce de 
&#60;a href=&#34;mailto:borisnor@yahoo.com&#34;&#62;Boris Nordmann&#60;/a&#62; est un passage par l&#39;horizontal qui nous ram&#232;ne au corps.

Biologiste de formation, Boris aborde le champ des arts plastiques comme un terrain d&#39;exp&#233;rimentation et investit l&#39;espace public : &#171; plut&#244;t que d&#39;exposer dans un lieu  consacr&#233;, dit-il, je pr&#233;f&#232;re m&#39;adresser aux gens comme ils sont, l&#224; o&#249; ils sont &#187;. Dans &#60;i&#62;Exotisme du terrain vague&#60;/i&#62;, par exemple il cr&#233;e une œuvre, une photographie en relief sous un pont parisien.  &#171; L&#224; o&#249; on attend crottes de chiens et graffitis, dit-il, j&#39;ai mis en sc&#232;ne des plantes vulgaires -qui poussent aupr&#232;s des rivi&#232;res-, sur une photo de douze m&#232;tres de large: la volupt&#233; de leurs formes jaillit en 3D pour qui veut bien...</description></item><item><title>Clarisse Hahn : le pied !</title><link>http://www.synesthesie.com/blog.php?postId=1474</link><pubDate>Thu, 02 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate><description>Clarisse Hahn h&#233;rite depuis 1973, non seulement de par son p&#232;re, fameux critique d&#39;art (textes parus notamment alors dans &#171; L&#39;Express &#187;, repris en volume en 1992 chez Jacqueline Chambon ; organisateur de nombreuses expos), mais aussi peut-&#234;tre via d&#39;ailleurs le m&#234;me lignage du protestantisme audacieux, grand bloc, dont elle se saisit avec cette candeur harder qui l&#39;avait fait nous et se plonger, ni voyeur, ni interventionniste, depuis &#60;i&#62;H&#244;pital &#60;/i&#62;(1999), dans le monde des corps, des fonctions et des taches g&#233;riatriques &#224; ceux d&#39;&#60;i&#62;Ovidie&#60;/i&#62; et &#60;i&#62;Karima &#60;/i&#62;en action, &#233;pop&#233;e : 
- l&#39;une invisible d&#39;une star porno,
- l&#39;autre d&#39;une dominatrice d&#39;origine alg&#233;rienne film&#233;e avec ce n&#39;importe quoi comment admirable de la vie dans le flux, la touche et le montage, lequel par del&#224; le sujet et les sc&#232;nes vues en effet croustillantes dans ces deux cas nous excite parfaitement (et sans oublier &#60;i&#62;Boyzone&#60;/i&#62;, travail en expansion d&#39;images d&#233;rob&#233;es, l&#224; sous forme d&#39;installation, tandis que les autres liminairement tr&#232;s bien ont la forme docu, mais subsum&#233;e en art contemporain).

Qu&#39;est-ce que &#60;i&#62;Les Protestants&#60;/i&#62;, son dernier film, un film de vacances de plus, tourn&#233; &#224; Noirmoutier pour l&#39;essentiel, plusieurs &#233;t&#233;s, en interrogeant &#224; peine, mais longuement divers membres de sa parent&#232;le : conserve, entretient, rem&#233;more ces moments o&#249; le vacillement fait interloquer une courte communaut&#233; familiale aux liens g&#233;n&#233;rationnels intenses : les rites, les joutes, les signes distinctifs assembl&#233;s, sans th&#233;orie pr&#233;tendue, mais avec l&#39;astuce d&#39;un id&#233;al- type (r&#234;vons &#224; une proposition artistique sans induction rigide qui rationalise notre regard et les perceptions, autrefois on disait Sans titre ; maintenant &#231;a ne marche plus).

On y &#60;i&#62;Economise et Soci&#233;t&#233;&#60;/i&#62; p&#234;le-m&#234;le plan moyen le...</description></item></channel></rss>