Lister les 109 textes du blog
De mémoire(s) de mémoire
Ecrit par Jean-jacques Gay
le 09/12/10
Figures de l’interactivité…
Poitiers du 17 au 27 novembre 2010
www.figuresdelinteractivite.com
Cette 2e biennale figures de l’interactivité vient à peine de fermer ses portes que Jean Marie Dallet, son directeur (scientifique et artistique), et toute son équipe, pensent déjà à l’édition 2012. Mais que dire d’un événement qui semble si élitiste (l’interactivité n’est pas un médias qui parle à tous sauf à parler de la zappette).
On pourrait déjà dire que c’est une biennale à vivre. On pourrait écrire que si le premier opus de figures de l’interactivité interrogeait, en 2008 le cinéma(s), 2010 s’intitule Mémoire(s) et pérennise un événement international qui interroge, à Poitiers, les rapports entre nous, les utilisateurs des technologies des sciences et des arts de demain (ceux des nouvelles technologies de l’image, de la communication) à travers le phénomène de l’interactivité (la zappette qui est aujourd’hui tactile).
On se souviendra que cette seconde biennale fut articulée sur deux axes : Un colloque publique de 3 jours et une série de 8 master classes, qu’elle proposa à des chercheurs, des artistes, des scientifiques et des personnalités des arts numériques internationaux de réfléchir autour du thème de la Mémoire(S). Ouvertes à tous, et en particulier aux étudiants de l’EESI (Etablissement supérieur d’enseignement artistique) organisateur principal et initiateur de cette Biennale, cette réflexion biennale sur les arts numériques interactifs a été riche en surprises et en expérience.
On avait annoncé la présence de plus d’une trentaine d’artistes chercheurs, tels Don Foresta (Artiste - Usa), Roger Gill (Neuropsychiatre - Fr), Olivia Rosenthal (Universitaire et écrivain - Fr), Tjebbe Van Tijen (artiste - Nl), Antoni Muntadas (Artiste - Es), Joanne Lalonde (Historienne d’art médiatiques - Ca), Carlos Falci (Docteur en littérature électronique - Br), Bertrand Augereau (Spécialiste des réseaux de neurones artificiels - Fr) ou Christophe Bruno (Artiste médiatique - Fr), Emmanuel Guez (Philosophe et théoricien du théâtre - Fr) et Cyril Teste (Metteur en scène Fr), Bertrand Planes (Artiste - Fr), Étienne Cliquet (Artiste - Fr) et on en oublie certain… pour disserter à Poitiers autours de thématiques comme : Pensée et Mémoire, Mémoires du Corps, Architectures de Mémoires, Perdre la Tête ou Pouvoir et Mémoire. figures de l’interactivité proposait cinq tables rondes et huit Master Classes pour interroger des nouveaux concepts d’interactivité entre les arts et les sciences, les nouveaux médias, l’histoire et les archives, entre la machine et l’homme. Et la surprise a été notre découverte d’interactivités incongrues entre des disciplines aussi différentes que le théâtre et le marketing, la sculpture et les réseaux, la médecine et la dramaturgie, le web et la rue… autant de pistes et de nouveaux horizons pour s’apprécier un avenir technologique.
Mais l’interactivité a sans doute été passionnante à vivre pour les Pictaviens (les habitants de la citée du Haut Poitou), grâce à l’ouverture sur la Ville que nous a offert cette seconde biennale. Sans élitisme, il s’est établit une véritable interactivité entre des oeuvres d’art et Poitiers, à travers de véritables expérimentations offertes à tous. Autant d’expériences interactives qui vont faire dates dans less mémoire de leurs utilisateurs. Tout un chacun a pu participer dans un barde la ville à Human Browser de Christophe Bruno (ou l’artiste commande en direct avec des mots clés le jeu d’un acteur improvisant des rencontres avec chaque expérimentateur/spectateur) ainsi qu’à deux œuvres directement projetées sur les façades de l’EESI et de la Mairie. Topomovies du laboratoire Slider , et Gravity de l’artiste ingénieur Julien Gachadoat. Cette dernière proposa aux noctambules d’envoyer des SMS qui se recomposent sur le mur de l’hôtel de ville dans un gigantesque Tétris rythmé par le poids du sens de chacun des mots de ces messages. Autre interactivité incroyable et prospectiviste, celle du voyage en automobile auquel nous invite Road Music de Peter Sinclair (GB). Sinclair transporte les voyageurs de SA voiture dans un parcours musical chaque fois renouvelé. Concert offert par la paysage et la route dont les « accidents »… ornières, virages, freinages, véhicules croisés, couleur du paysage, accélérations, rythme du moteur, inclinaisons de la voiture et conduite du chauffeur, procurent une musique synthétique originale écrite et composées selon l’orchestration que, la voiture, équipée de la caméra et du PC programmés par l’artiste, lit avec la route, et joue en direct pour notre plus grand étonnement.
Mais que reste t’il d’une telle biennale ? Qu’en reste t’il dans notre mémoire ? Un souvenir magique dont il faut remercier les partenaires historiques de Figures de l’interactivité. Qu’ils soient issus du territoire picatvien (la ville de Poitiers, l’Espace Mendès France, L’Ecole Européenne Supérieure de l’Image - EESI, L’Université de Poitiers), Nationaux. Tous on apportés leur compétences et leur enthousiasme pour créer un véritable laboratoire à cette Interactivité sans cesse renouvelée par les recherches, les technologies et une insatiable curiosité des artistes. Mémoire du geste ou génétique, mémoire de la machine et de l’homme, mémoire historique ou mémoire malade, autant de Mémoire(S) proposées à l’expérimentation et à la réflexion de toutes et de tous dans une parfaite gratuité et une immense interactivité de pensée et d’expériences artistiques, cette biennale reste un événement pour tous, portées par les élus d’une ville d’histoire conscients d’un art des nouvelles technologies en marche duquel il faut être. Un futur technologique proche où dès aujourd’hui, ils permettent à leurs électeurs de s’immerger. Une prise de conscience populaire soutenue par un pôle d’établissements d’enseignements supérieurs, au cœur duquel l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image (qui avec la monstration des œuvres de Maurice Benayoun et Samuel Bianchini) reste un moteur majeur de l’art et du numérique en France et en Poitou-Charentes.
Figures de l’interactivité…
Poitiers du 17 au 27 novembre 2010
www.figuresdelinteractivite.com
Cette 2e biennale figures de l’interactivité vient à peine de fermer ses portes que Jean Marie Dallet, son directeur (scientifique et artistique), et toute son équipe, pensent déjà à l’édition 2012. Mais que dire d’un événement qui semble si élitiste (l’interactivité n’est pas un médias qui parle à tous sauf à parler de la zappette).
On pourrait déjà dire que c’est une biennale à vivre. On pourrait écrire que si le premier opus de figures de l’interactivité interrogeait, en 2008 le cinéma(s), 2010 s’intitule Mémoire(s) et pérennise un événement international qui interroge, à Poitiers, les rapports entre nous, les utilisateurs des technologies des sciences et des arts de demain (ceux des nouvelles technologies de l’image, de la communication) à travers le phénomène de l’interactivité (la zappette qui est aujourd’hui tactile).
On se souviendra que cette seconde biennale fut articulée sur deux axes : Un colloque publique de 3 jours et une série de 8 master classes, qu’elle proposa à des chercheurs, des artistes, des scientifiques et des personnalités des arts numériques internationaux de réfléchir autour du thème de la Mémoire(S). Ouvertes à tous, et en particulier aux étudiants de l’EESI (Etablissement supérieur d’enseignement artistique) organisateur principal et initiateur de cette Biennale, cette réflexion biennale sur les arts numériques interactifs a été riche en surprises et en expérience.
On avait annoncé la présence de plus d’une trentaine d’artistes chercheurs, tels Don Foresta (Artiste - Usa), Roger Gill (Neuropsychiatre - Fr), Olivia Rosenthal (Universitaire et écrivain - Fr), Tjebbe Van Tijen (artiste - Nl), Antoni Muntadas (Artiste - Es), Joanne Lalonde (Historienne d’art médiatiques - Ca), Carlos Falci (Docteur en littérature électronique - Br), Bertrand Augereau (Spécialiste des réseaux de neurones artificiels - Fr) ou Christophe Bruno (Artiste médiatique - Fr), Emmanuel Guez (Philosophe et théoricien du théâtre - Fr) et Cyril Teste (Metteur en scène Fr), Bertrand Planes (Artiste - Fr), Étienne Cliquet (Artiste - Fr) et on en oublie certain… pour disserter à Poitiers autours de thématiques comme : Pensée et Mémoire, Mémoires du Corps, Architectures de Mémoires, Perdre la Tête ou Pouvoir et Mémoire. figures de l’interactivité proposait cinq tables rondes et huit Master Classes pour interroger des nouveaux concepts d’interactivité entre les arts et les sciences, les nouveaux médias, l’histoire et les archives, entre la machine et l’homme. Et la surprise a été notre découverte d’interactivités incongrues entre des disciplines aussi différentes que le théâtre et le marketing, la sculpture et les réseaux, la médecine et la dramaturgie, le web et la rue… autant de pistes et de nouveaux horizons pour s’apprécier un avenir technologique.
Mais l’interactivité a sans doute été passionnante à vivre pour les Pictaviens (les habitants de la citée du Haut Poitou), grâce à l’ouverture sur la Ville que nous a offert cette seconde biennale. Sans élitisme, il s’est établit une véritable interactivité entre des oeuvres d’art et Poitiers, à travers de véritables expérimentations offertes à tous. Autant d’expériences interactives qui vont faire dates dans less mémoire de leurs utilisateurs. Tout un chacun a pu participer dans un barde la ville à Human Browser de Christophe Bruno (ou l’artiste commande en direct avec des mots clés le jeu d’un acteur improvisant des rencontres avec chaque expérimentateur/spectateur) ainsi qu’à deux œuvres directement projetées sur les façades de l’EESI et de la Mairie. Topomovies du laboratoire Slider , et Gravity de l’artiste ingénieur Julien Gachadoat. Cette dernière proposa aux noctambules d’envoyer des SMS qui se recomposent sur le mur de l’hôtel de ville dans un gigantesque Tétris rythmé par le poids du sens de chacun des mots de ces messages. Autre interactivité incroyable et prospectiviste, celle du voyage en automobile auquel nous invite Road Music de Peter Sinclair (GB). Sinclair transporte les voyageurs de SA voiture dans un parcours musical chaque fois renouvelé. Concert offert par la paysage et la route dont les « accidents »… ornières, virages, freinages, véhicules croisés, couleur du paysage, accélérations, rythme du moteur, inclinaisons de la voiture et conduite du chauffeur, procurent une musique synthétique originale écrite et composées selon l’orchestration que, la voiture, équipée de la caméra et du PC programmés par l’artiste, lit avec la route, et joue en direct pour notre plus grand étonnement.
Mais que reste t’il d’une telle biennale ? Qu’en reste t’il dans notre mémoire ? Un souvenir magique dont il faut remercier les partenaires historiques de Figures de l’interactivité. Qu’ils soient issus du territoire picatvien (la ville de Poitiers, l’Espace Mendès France, L’Ecole Européenne Supérieure de l’Image - EESI, L’Université de Poitiers), Nationaux. Tous on apportés leur compétences et leur enthousiasme pour créer un véritable laboratoire à cette Interactivité sans cesse renouvelée par les recherches, les technologies et une insatiable curiosité des artistes. Mémoire du geste ou génétique, mémoire de la machine et de l’homme, mémoire historique ou mémoire malade, autant de Mémoire(S) proposées à l’expérimentation et à la réflexion de toutes et de tous dans une parfaite gratuité et une immense interactivité de pensée et d’expériences artistiques, cette biennale reste un événement pour tous, portées par les élus d’une ville d’histoire conscients d’un art des nouvelles technologies en marche duquel il faut être. Un futur technologique proche où dès aujourd’hui, ils permettent à leurs électeurs de s’immerger. Une prise de conscience populaire soutenue par un pôle d’établissements d’enseignements supérieurs, au cœur duquel l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image (qui avec la monstration des œuvres de Maurice Benayoun et Samuel Bianchini) reste un moteur majeur de l’art et du numérique en France et en Poitou-Charentes.








